Shugo Chara RPG - Dans un autre Monde...

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 Au café-livre [Taiga&Keihai]

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MessageSujet: Re: Au café-livre [Taiga&Keihai]   Dim 16 Déc - 19:25

Le soulagement des lumières

Entraîner par Keihai dans les escaliers, je ne pouvait fuir. J'écoutais plutôt mon cœur que ma conscience qui me disait de prendre mes jambes a mon cou, serrant la mâchoire pour éviter qu'on entende les battement de mon cœur que je retenais de toute mes forces. Je me laissais faire sans retenir mes pas, contrairement à mon habitude face à quelqu'un d'autre. Je remarqua son air nuageux. Il avait l'air de réfléchir à un million de trucs. Peut-être que je le forçais par ma présence à le faire agir. D'ordinaire, je serais rentrée chez moi sans vraiment craindre Vélikonoce, j'aurais mangée quelque chose de peu nourrissant, une boite de conserve ou des nouilles instantanées. Je me serais ensuite endormi en pensant a rien et me torturant l'esprit de cette espace vide qu'est mon cerveau. Peut-être que contrairement a moi, sa vie est beaucoup plus palpitante. Qu'il est déborder après le travail et que je lui fait perdre son temps si précieux. Je n'eux pas le temps de clore mes idées grises qu'il lâcha ma main pour m'ouvrir la porte tel un gentleman le ferait. 

-M-merci...

Je mis le pied sur la terrasse et la chaleur des lampes chauffantes des plantes grimpantes et des fleurs me caressa la peau de manière très agréable. La température était idéale. Mon cœur reprit son rythme normal quand je compris que le toit de l'immeuble n'était pas l'appartement de Keihai. Il m'a surtout rassurer lorsqu'il remarqua qu'on pouvait voir le dit appartement de la-haut. Je m'accouda sur la rampe près du mur vitrer de la serre. Les lumières de la ville était magnifique et égaillait mes sens. Je n'avais jamais rien vu d'aussi beau que le reflet des lumières sur les fleurs et l'eau qui perlait sur leur pétales. Faut dire que de restée enfermer chez moi 24 sur 24 n'est pas la meilleur solution pour voir ce genre de spectacle. J'appréciais que Keihai m'aies emmené ici. Mais le vide qui pesait sur ma main depuis qu'il m'avait lâcher me titillait. Je ne pouvait quand même pas la lui reprendre. Je décida de garder mes deux mains sur la rampe de métal et de profiter de la vue. Et sans quitter le paysage, je voulu engendrer la conversation. 

-Tu avais l'air un peu dans les vapes tout à l'heure. Quelque chose ne va pas?

J'avais été direct. Peut-être trop directe? Et si j'avais fait une gaffe? 
Je baissa la tête légèrement en me mordillant la lèvre inférieur puis releva un peu les yeux pour regarder les lumières sous la chaleur des lampe a haute température. Je serrais un peu mes points sur la barre de métal. J'étais tendu sans vraiment savoir pourquoi. 
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Setsuna Keihai
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MessageSujet: Re: Au café-livre [Taiga&Keihai]   Dim 16 Déc - 21:08

De la nouveauté.

La pièce est un peu humide à cause de l'arrosage et la différence de température entre l'intérieur et l'extérieur forme quelques traces de buées sur les vitres, dont une dû à mon haleine contre la paroi, mais elles n'empêchent en rien la vue du centre-ville. Je recule légèrement pourtant. On voit peut-être l'Académie, de l'autre côté, ou le pic du siège des Vélikonoces, à l'Est.
Je m'immobilise quand Taiga me demande si quelque chose ne va pas. Elle a remarqué ca ? Me voir plongé dans mes pensées n'est pas si rare que ca pourtant, et c'est rarement dû à quelque chose qui ne va pas.
Ah, oui, depuis tout à l'heure je n'ai pas eut l'occasion de me perdre dans mes pensées comme je le fais quand je n'ai rien à faire, c'est vrai. Donc, j'aurais pu être ainsi naturellement ou tourmenté que ça aurait été du pareil au même, non ? C'est juste qu'elle n'a pas l'habitude...
Ou peut-être pas. Peut-être qu'elle est plus sensible et empathique qu'elle essaye de le montrer. Je ne peux pas le deviner, parce que tout clairvoyant et lucide que je suis, même si je suis doué avec les problèmes complexes, presque politiques, les stratagèmes et les buts en tout genre, je suis finalement bien néophyte avec les relations humaines, et les réactions humaines.
Alors, je me tourne vers elle et la détaille encore. Malgré sa question, elle me tourne résolument le dos et regarde dehors par la vitre. Je remarque quelque chose de nouveau. Elle se tient bien droite, voire rigide, la tête légèrement penchée en avant. C'est étonnant.
Qu'est-ce qui n'allait pas avec moi tout à l'heure ? Ah oui, un truc étrange, inhabituel, nouveau. Des hésitations. Une peur, aussi.

- C'est que, je ne suis pas de très bonne compagnie. Je n'ai rien à dire ou à faire de passionnant, d'habitude je suis plus du genre à me laisser vivre en me contentant de travailler et dormir. Chercher mon frère aussi. Mais je n'ai pas vraiment de loisirs.

Et que pourtant, je l'avais emmenée ici, malgré cela. Et que je voulais comprendre. Et qu'elle semblait différente. Et que je me sentais à l'aise, et bizarrement mal à l'aise à la fois. Et que s'il n'y avait pas eut le contact de sa main dans la mienne, je serais partis.
Je m'approche d'elle, pose mes mains sur la barre aussi, autour des siennes, me positionnant derrière Taiga. Sa tension se palpe presque, et peu à peu, je me retrouve dans un état semblable. J'articule doucement, arrête de penser et fixe mon regard sur la vue, donc les couleurs jaunes et rouges tranchent dans le noir de la nuit. L'inconvénient de cet endroit, c'était que, comme tous les lieux dans cette ville, on ne pouvait voir les étoiles. Les vraies, celles qui apparaissent quand il fait vraiment nuit, et que le ciel est vraiment clair. Même la lune est invisible, à moins que ce ne soit la nuit de la nouvelle lune.

- Et toi, dis-moi, pourquoi tu sembles si... nerveuse ? Tu t'inquiètes encore pour ton amie ?
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MessageSujet: Re: Au café-livre [Taiga&Keihai]   Lun 17 Déc - 6:30

Les lumières, lui, et moi

Lorsqu'il répondit à ma question, je réalisa que je m'étais profondément trompée sur son temps. On était presque semblable lui et moi. On avait pas vraiment quelque chose à faire de nos soirées, on a pas une vie enviable et on a plus de contact avec notre famille, ou presque. Je m'en veux un peu d'avoir penser que Keihai avait une vie facile et bien ranger, un emploie du temps remplis, une famille unie. Je dis tout bas:

- Tu es d'une excellente compagnie.

Je murmurais cela plus pour moi que pour lui. Ça m'embêterait qu'il l'aie entendu, j'en serais assez gênée. Mais en même temps j'aimerais bien qu'on me dise à moi que je suis de bonne compagnie de temps à autre. Ça me ferait plaisir. Tout d'un coup, je me foutais de la gêne que ça pourrait me procurer. Si ça lui fait plaisir c'est l'essentiel, non? Je ne me sens pas comme d'habitude aujourd'hui. Je me sens comme une fille. C'est pas très normal ça il me semble. Je me bats, ne prend pas trop soin de moi, mange comme un porc, crie des insultes à tout le monde, mais ce soir... Je ne sais pas, je me sens différente. J'ai envie d'être une fille ce soir et pas ce garçon manquer que je suis à l'ordinaire. Keihai changea de place pour venir s'installer derrière moi, m'entourant de ses bras pour déposer ses mains à coter des miennes sur le barreau métallique, frôlant mes mains et ne laissant aucun espace entre son pouce et mon petit doigt de chaque main. Je me sentais comme dans un petit cocon de chaleur, protégée par les bras de Keihai. Je sentais son torse accoter sur mon dos et sa chaleur masculine réchauffant mes arrières. Mes joues prirent de la couleur et je fus très contente de le savoir derrière moi et non en face, le parfait angle pour éviter qu'il voit mes rougeurs. 

-Et toi, dis-moi, pourquoi tu sembles si... nerveuse ? Tu t'inquiètes encore pour ton amie ?

-N-n-n-n-n-nerveuse? Je-je ne suis pas nerveuse.

Sa question m'avait assez surprise. Il avait remarquée ma nervosité? Pourtant j'ai tout fais pour que ça ne se voit pas. 

- Non. Pour Sarah, ça va. Je ne peux rien faire pour l'instant alors ça ne me sert à rien de me ronger les sangs pour ça.

Je mordillais ma lèvre maladroitement. Mon cœur battait la chamade et peu importe mes efforts, il battait à tout allure sans ralentir. Je pris une grandes respiration et souleva légèrement ma main droite tremblante pour la déposer sur celle de Keihai effaçant l'espace déjà inexistante entre nos deux mains. 

-S-si j'étais nerveuse, ce serait de ta faute, idiot. M-m-mais je ne le suis pas. Du tout du tout!!!

Je secoua légèrement la tête en signe de négation et afficha un petit sourire timide sur mon visage. Regarder les étoiles entourer de la meilleur chaleur humaine que j'ai ressenti jusqu'à présent me semblait magique. Les papillons que j'avais dans le ventre pouvaient très clairement me le confirmer. J'étais très heureuse. J'en oublia même Kurin qui nous espionnait d'un pot de fleur non loin de là avec Asakin. Je ne les entendais même pas. En fait, j'oubliais complètement leur existence. Je ne voyais que les lumières, lui et moi. 
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MessageSujet: Re: Au café-livre [Taiga&Keihai]   Dim 30 Déc - 22:43

Liaisons dangereuses

Je ris un peu quand elle affirme en bafouillant qu'elle n'est pas nerveuse. C'est nouveau pour moi que quelqu'un soit gêné par ma présence.
Mais l'histoire se gâte quand elle insiste sur le fait qu'elle ne peut rien pour son amie pour l'instant. Je me raidis soudainement, juste avant qu'elle ne pose sa main sur la mienne. J'entends à peine la phrase qu'elle prononce après. Non, je pense à autre chose. Un détail et une contradiction que je n'avais pas vu jusque là. Un problème pour le futur.
Car n'est-ce pas demain que Sarah rentre ? Et puis quoi ? Il se passe quoi avec ca ? Il se passe quoi, exactement, demain, ce soir ? Qu'est-ce qu'elle espère ? Qu'est-ce que je veux ? Y aller avec elle ? Pour faire décors, je ne me sentirais pas vraiment à ma place -je pense- et elle n'a certainement pas besoin d'un garde du corps à nouveau.
En plus, ne lui ais-je pas affirmé plus tôt qu'il fallait que je reste la journée au restaurant pour me faire pardonner ? Pour continuer ma petite vie comme si jamais elle n'avait débarqué, rouge et combattive, au café. Comme si jamais je n'avais saisis sa toute petite main pour continuer à l'aider, par compassion, par curiosité, par une vieille habitude que j'avais avec mon frère.
Je suis trop stoïque et insensible pour me mettre à trembler, mais mon crâne tambourine fortement. Parce qu'au final, elle n'a rien demandé, je me suis mis dans cette situation tout seul. Voilà pourquoi je ne m'occupe jamais des autres. Ils ont déjà une vie. J'ai déjà la mienne. Les mélanger n'apporte que des ennuis. Je ne veux pas d'ennuis et de tourments, j'ai déjà donné !
Cette colère envers moi-même affronte un étrange sentiment de tristesse. Je ne sais pas vraiment quoi faire, quoi dire. Et j'avais torts, je ne peux absolument pas savoir ce qu'elle en pense. Peut-être qu'elle ne veut pas y songer pour l'instant ?
Mais mon dieu, qu'est-ce que j'ai fait ? Parce que mon débat intérieur de tout à l'heure est toujours d'actualité ; je ne veux pas partir. Pas maintenant. Pas déjà. Mais je pense à l'avenir, même si ce n'est qu'une question de minutes, d'heures, c'est l'avenir. Quand le soleil reviendra, on repartira chacun de nos côtés.
Je sais, mon tourment est irrationnel. Elle saura où me trouver au restaurant, et on pourra se revoir si elle le veut bien. Rien ne sera perdu, ou vain dans cette étrange journée.
Voilà une autre raison pour laquelle je ne m'accroche pas aux gens affectueusement : j'ai perdu mon frère, et j'ai peur que tous ceux que j’apprécie disparaissent à leur tour. C'est soudain, c'est cruel, c'est inattendu. C'est rare, mais ca m'est arrivé une fois, et Asakin a beau être présent, j'ai toujours peur de la malchance.

C'est pour toutes ces raisons tordues, et bien plus encore, que je fais les deux actes les plus dangereux de la journée :
Je prononce une phrase tout doucement, puis je saisis la main que Taiga a posé sur la mienne, la soulève et tire doucement sur le bras de la jeune fille pour la faire se retourner avant de poser mes lèvres sur les siennes.

- Désolé, Taiga.
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MessageSujet: Re: Au café-livre [Taiga&Keihai]   Lun 31 Déc - 9:04

Mon cœur bat très vite. C’est la première fois qu’il va à un tel rythme. Keihai ne réagissait pas à ma main sur la sienne. Il n’avait peut-être pas compris ce que mes impulsions idiote voulaient lui dire. Je crois que c’est une bonne chose. Finalement, tant qu’à me prendre le râteau du siècle, je préférait resté dans mon coin et qu’il ne comprenne rien. Mais peut-être, qu’au contraire, il avait tout compris et qu’il réfléchissait à comment me dire non. Qu’est-ce que je fais ici moi ? Et qu’est-ce que j’espère surtout ? On viens à peine de se rencontrer, on ne va certainement pas faire autre chose que de regarder les lumières. Ensuite, on s’en ira chacun de notre côté et on ne se reverra jamais, ou à l’occasion pour le travail, mais si on ne fait que se croiser ça sera déjà bien beau. Mes yeux fixés sur les lumières se dirigèrent vers le sol. Le silence qui durait me rendait mal à l’aise, mais en réalité, ça ne fait que quelque seconde que je lui avait soufflé ce que j’aurait du garder pour moi.
Je tourne la tête vers nos mains. La sienne était solidement accroché au barreau tandis que la mienne reposait tranquillement sur son dessus. Il avait une si grande main. J’ai l’air d’un enfant à coté de lui. En fait, c’est moi qui suis petite. C’est peut-être pour ça, ce silence de mort. Il veut me repousser à cause de ma grandeur, mais ne sais pas comment me le dire, conscient que je vais surement me mettre en colère. Je le comprend. Comme s’il aimerait se promener avec une fille que tout les passant prendrait pour sa petite sœur. Pff… Je ne peux quand même pas m’empêcher de ressentir cette affreuse tristesse, sans vraiment savoir pour quoi. C’est étrange, je n’ai jamais ressenti ça avant ce soir.
Il s’excuse, il est désolé. Je le savais. Je crois qu’après avoir mérité un si beau râteau, je vais aller me noyer dans ma baignoire cinq petite minutes. Ouais, bonne idée Taiga ! Comme ça, sous l’eau, tu ne pourras pas pleurer. Plan de génie ! Mais mon plan fut un peu controverser. Au lieux de me repousser, Keihai me pris la main et me tira vers lui. Je n’eu pas le temps de réagit, ni même de comprendre quoi que se soit. Je ferma les yeux quelques secondes en retard, prise par surprise par ce tendre baiser que m’offrait mon preux chevalier. Je me rapprocha de lui et saisi son chandail. Je me régalait de ses lèvres chaudes et douce. Il ne devait pas trop apprécier de son coté. Avec mes lèvres un peu gercé, mais quand même réchauffé par le sang bouillant qui coulait sous ma peau, je devait lui écorcher les lèvres.
C’est honteux de l’avouer, mais Keihai m’avait donné mon tout premier baiser. Personne avant lui n’avait oser embrasser la tigresse de poche. Et il faut dire que je ne regrette pas avoir attendu si longtemps, ni que ce soit lui. J’étais heureuse et je ne souhaitais rien de plus que le temps s’arrête. Ici. Maintenant. Les papillons que je sens dans ma poitrine ne font qu’augmenter le battement de leurs ails. C’est un moment magique. J’espère seulement qu’il ne remarquera pas mon manque d’expérience. Je me décourage moi-même. J’ai déjà 17 ans et c’est seulement aujourd’hui que ce baiser parviens à mes lèvres. Mais maintenant je ne veux plus qu’il finisse.
À contre cœur, je me retira et accota mon front sur le sien, le regardant droit dans ses yeux verts.

-Pourquoi t’excuser ? Tu me fais vivre un instant de pur bonheur… Keihai.

Après un léger sourire, je reposa mes lèvres sur les siennes et passa mes mains dans son cou, soulevé par la pointe de mes petits pieds. Au final, je m’était trompé sur ce qu’il pensait… encore. Mais cette fois je m’en réjouissais.
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MessageSujet: Re: Au café-livre [Taiga&Keihai]   Jeu 3 Jan - 1:30

La neige sucrée

Ses lèvres s'accrochent aux miennes et Taiga s'accroche même à moi-même. Je sens son haleine sucrée et fraiche. Je me détend légèrement, sans pour autant bouger ou en demander plus. Quand elle s'éloigne je reprend mon souffle.
Je ne souviens pas d'avoir déjà sentie mes joues bruler, je ne crois pas avoir déjà rougis un jour. Pourtant, lorsqu'elle plonge ses yeux dans les miens, cette réaction arrive d'elle-même. Je déglutis.
Je me suis toujours conforté dans l'idée que je vivais au jour le jour. C'est parfaitement vrai, mais j'aurais dû nuancer en disant que je ne veux pas que cette maxime s'applique à mes relations -dans la mesure où, normalement, je n'entretiens aucune relation avec personne, c'est assez facile à tenir. Normalement.
Autant c'est ce à quoi je pensais encore pendant le premier baiser, autant le second prend une toute autre forme dans mon esprit. Quand elle commence à enrouler ses bras autour de mon coup, je réagis d'instinct, passe mes bras autour de sa taille et la soulève, légère comme une plume, comme une enfant, et la pose sur la rambarde. Position certainement peu confortable sur la durée, mais son visage se retrouve ainsi à la hauteur du mien, voire un peu plus haut de façon à ce que je doive lever un peu le menton pour continuer à l'embrasser. Qu'elle se sente grande et importante.
C'est fou comme les gestes et les réflexes viennent vite dans ce genre de situation, même sans grande expérience.
Une de mes mains descend lentement le long de la colonne vertébrale de Taiga.
Et Asakin siffle.
J'ignore son commentaire moqueur, parce contre, agissant comme un électrochoc, cela fait que je me détache d'Aisaka et reprend une grande goulée d'air. Ma mâchoire tremble. Je réalise enfin pourquoi je crains tant demain. Elle est apparue comme une étoile filante et je me suis laissé éblouir si vite qu'elle n'est pas encore arrivée à sa chute.
Et je ne veux pas qu'elle chute. Je ne veux pas qu'elle s'éloigne et disparaisse de ma vue. Et même maintenant, je ne veux pas partager. J'aimerais bien qu'Asakin et Kurin sortent. J'aimerais que le soleil ne se lève jamais. J'aimerais que le sourire de Taiga ne s'en aille pas, ni le gout qu'elle a laissé sur mes lèvres.
Je ferme les yeux, baisse la tête et dis tout doucement :

- Je suis désolé, parce que je ne pourrais rien faire pour toi demain. En réalité, je ne peux pas t'aider plus. Je ne contrôles rien, non plus.

J'ai le cœur qui se sert, je baisse la tête et resserre mes bras dans son dos. Comme un enfant qui a peur. Parce que je ne peux décemment pas tout protéger, mais je dois avoir le syndrome du héros. Peut-être même que c'est pour ca que je ne veux pas me mêler aux gens, que je deviens imperméable, pour ne pas ressentir ca. Certainement.
Mais elle est arrivée et je me suis laissé surprendre. Tant mieux, des surprises qui peuvent m'occuper, je ne demandais que ca.


Dernière édition par Setsuna Keihai le Dim 13 Jan - 13:32, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Au café-livre [Taiga&Keihai]   Jeu 3 Jan - 9:16


Le jeu de la marguerite: Il m'aime?
Le baiser tendre que j'échangeais avec Keihai était emplis d'une chaleur indescriptible. Mon cœur fondait à vu d'oeil. Je me sentais si bien entre ses bras. Je voulais que ça ne s'arrête jamais. Comme le temps qui cour et qui ne prend jamais de pause.  Mais c'est lui que je hais le plus, le temps. C'est parce qu'il passe que je devrais un jour me décoller de Keihai. 
Il avait rougit? Oui, je l'ai bien vu rougir. Rassurée que cette rougeur n'atteigne pas que mon cerveau, je lui sourit en caressant ses joues rosées. 
 Pendant que je passais mes bras à son cou, lui met les siens dans mon dos, me serrant contre son large torse. Ses mains descendait le long de mes reins et il me prit par la taille pour me soulever. Je fut un peu surprise, sans pour autant mettre fin à notre baiser. Il me déposa doucement sur la barre de métal où, quelques minutes avant cette instant, trônait nos deux paires de mains. Il se rapprocha encore et je pus sentir ses abdominaux contre mes genoux. Il fallait maintenant que je baisse un peu la tête pour continuer de l'embrasser. Je me sentais grande et surtout écoutée. Ce garçon savait comment me mettre en valeur, comment me faire plaisir, comment faire battre mon cœur. Je pris son visage à deux mains pour sentir sa chaleur sur mes paumes et approfondit notre baiser. Je les fit glisser dans son cou, puis sur son corps fin et me retrouva les mains sur ses flans a tenir sa chemise les poings fermés. Il fit aussi glisser ses mains dans mon dos, me procurant un frisson agréable. Et j'entendis un sifflement qui me sortie du rêve. Je crois que Keihai aussi puisqu'il se raidit et sépara nos lèvres. L'inquiétude s'installa sur mon visage lorsqu'il baissa la tête en fermant les yeux. Au départ, ses paroles m'attristèrent un peu, mais un sourire apaiser s'affiche sur mon visage pas la suite. J'ai bien l'impression qu'il est inquiet pour moi. Et je trouve ça mignon. Il me serre plus fort contre lui, faisant faire deux-trois tour à mon cœur fragile. Je lui rend son étreinte pour le rassurer, passant mes mains dans son dos pour lui donner un câlin réconfortant. Je fait glisser mes paumes sur son dos jusqu'à sa tête que je relève vers moi, affamée de revoir ses yeux dans lesquels j'aime tant me noyer. 

- Ne t'inquiète pas. Pour l'instant, elle est en sécurité et demain est un autre jour. Tu ne pouvais rien faire pour moi, même avant qu'on se rencontre, alors je ne vois pas la différence que ça peut faire. Et tu sais, personne ne peux contrôler quoi que ce soit. Si ça doit arriver, ça arrivera. Pour l'instant je suis avec toi et le seul fait que tu m'aie donner ce baiser suffit à me protéger.

Je déposa sa tête sur ma poitrine plate et l'entoura de mes bras de manière à ce qu'il puisse entendre mon cœur battre à son rythme accéléré. Qu'il puisse comprendre que c'est lui qui me fait cet effet la. Que c'est grâce à lui que je suis heureuse en ce moment précis. Jamais il ne m'était venu à l'esprit de m'en aller, de l'abandonner. J'avais peur que ce soit lui qui le fasse et non le contraire parce que je savais que, de mon coté, je n'en aurais pas la force. 
Je jouais dans ses courts cheveux avec mes doigts. La douceur de ces mèches blondes était incroyable. J'en venais même a lui envier une telle douceur. Je déposa un petit baiser sur son front. Je desserra mon étreinte le laissant se redresser et le regarda droit dans ses yeux verts. J'avais envie de lui dire, mais était-ce trop tôt? Ces baisers que nous venions d'échanger m'encourageaient a me jeter a l'eau tandis que le temps de notre connaissance, dans ce cas moins d'une journée, ne disait de me taire. Pendant que je réfléchissais à quoi faire, je vu Kurin au loin qui tapait les doigts d'Asakin, le traitant d'idiot et finissant par sortir de la serre en l'emmenant avec lui par sa cravate. Son comportement ne fit qu'augmenter le nombre de voix pour le parti de ma déclaration. Je pris un grande respiration et me jeta à l'eau. 

- Tu n'as... Qu'à m'accompagner demain si tu es aussi inquiet. Ça me ferait vraiment plaisir tu sais?...que je suis bête, tu travail demain... Mais, ça ne n'empêchera pas de te dire une chose. Je t'...

J'hésitais. Les pour et contres se bousculait dans ma tête. Comment allait-il réagir? C'est quand même lui qui avait fait le premier pas. Mais je ne savais pas quoi faire. Je rallongeais mon discours pour me laisser le temps de réfléchir. 

- Je... Tu... J'aime être avec toi. Ta présence me rassure et je n'ai pas du tout envie de te quitter ce soir. J'ai seulement envie de rester dans tes bras... Et... Hum... Ce baiser que tu m'as donner. J'ai été surprise. Agréablement! Agréablement surprise et hum... Tu étais mon... Premier... Baiser...

J'étais gêner. Avouer comme ça que je n'avais jamais été embrassée avant lui! C'était embarrassant. Lui avait sûrement déjà embrassé plusieurs filles. Elles doivent lui courir après avec une beauté pareil. Il devait me trouver ridicule à présent. Mais je continuais dans mon élan. 

-Et... Et j'ai aimée ça. Beaucoup en fait. Hum... Et je voulais te dire que... Je... Je t'...

Non, il y avait un blocage encore. Comment savoir comment il allait réagir? Je ne peux pas lui dire ça. Il me trouverait sûrement ridicule de lui avouer mes sentiments alors qu'on ne se connait que depuis aujourd'hui. Je décida de ne pas finir ma phrase et se fut mon tour de baisser la tête en fermant les yeux. 
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Setsuna Keihai
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MessageSujet: Re: Au café-livre [Taiga&Keihai]   Lun 14 Jan - 20:07

Résolution

Tous mes sens sont en éveil. Je passe lentement ma langue sur mes lèvres. Une seule fois, pour avoir encore le gout, juste un peu. Je respire à plein poumons l'odeur de son top, me laissant enivré. J'écoute attentivement, maudissant les battements de mon propre coeur pour entendre le sien tambouriner. Quand, doucement, elle passe sa main sur ma joue pour relever ma tête, c'est un courant électrique qui me traverse. Et quand mes yeux rencontrent les siens, je détaille chaque filament coloré de son iris.
Je ris nerveusement quand elle finit de parler, juste avant qu'elle ne pose sa tête contre ma poitrine. Je reste immobile, inerte tandis que chacun de ses mouvements dans mes cheveux me déclenche un frisson.
Elle a raison, demain est un autre jour. Pourquoi est-ce que je n'arrive pas juste à profiter de maintenant, profiter de son contact et de sa présence qui semble outre-passer le mur que je m'étais imposé ?
Elle réimpose le contact visuel, et je me laisse guider. Sauf que cette fois-ci, elle appui sur ce qui me dérange déjà : demain. Je fais quoi, alors ? Je lâche tout pour la suivre, comme je l'ai fait aujourd'hui ? Je ne suis pas comme ca, c'est impossible. Tout cela est impossible.
Après un léger arrêt, elle reprend son discours. Me donne l'impression d'avoir été important. D'avoir aidé. D'avoir pu être d'un quelconque secours pour cette jolie entêtée qui refusait jusqu'alors le moindre soutien. Je pose ma main sur sa joue et caresse sa tempe.
Un baiser. Ce n'est rien un baiser. Du moins, c'est ce que je pensais jusqu'à maintenant. C'était pour cette raison que j'avais accepté, une fois, d'embrasser quelqu'un. Une fillette brune et prétentieuse, qui m'avait mis au défi de l'embrasser. J'avais douze ans, ma vie allait encore à peu près en ligne droite, et cela m'était égal que ce soit juste pour faire verdir de jalousie les autres, je n'en avais même pas vraiment conscience. Autant dire que je l'ai fait, devant une foule de curieux, et puis je l'ai oublié comme un énième évènement banal et sans intérêt de la vie quotidienne.
Ensuite, peut-être m'avait-on fait du rentre dedans, mais je ne remarque pas ce genre de chose, ca ne m'intéresse pas.
La question étant maintenant, est-ce que ce bisou d'enfants a une quelconque importance à présent ? Pas vraiment.
Aisaka semble très mal à l'aise, moi je l'écoute jusqu'à ce qu'elle se taise complètement et ferme les yeux et baisse son visage brulant. J'ai bien ma petite idée sur ce qu'elle voulait dire, mais les mots refusent même de s'aligner dans ma tête. Moi qui refuse tous liens, qu'est-ce que je pourrais bien connaître à une telle affection ? Je ne sais même pas ce que ca veut dire, aimer. Peut-être que c'est le cas, que cette importance qu'elle a et l'attache que je lui porte, c'est de l'amour. Ou peut-être pas.
En attendant, je l'embrasse furtivement.

- Troisième, je souffle.

Je repose mes lèvres sur les siennes, un peu plus longtemps cette fois-ci, puis m'éloigne et lui souris.

- Quatrième.

Je prend une résolution et annonce après une grande goulée d'air.

- Je serais là pour toi, je te le promets, je ne veux pas abandonner une autre personne, pas encore. Donc si c'est nécessaire, je te vois demain après mon service. Ou plus tard, si tu veux. Dans une semaine ou un mois, peu importe. En attendant, demain est un autre jour.

[ La prochaine réponse sera pas avant deux semaines, j'ai mes examens. Désolé ! --' ]
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MessageSujet: Re: Au café-livre [Taiga&Keihai]   Jeu 24 Jan - 6:34

Tu es ma toute nouvelle histoire

Il les comptait, me faisant sourire en même temps que nos lèvres se touchaient. Les yeux fermés, ces frissons firent encore virevolter leur ailes dans ma poitrine. Je n'aurait jamais cru ce c'était si bon, aimer quelqu'un. Pouvoir le sentir près de soit, sentir ses lèvres sur les miennes, savoir qu'il ressent peut-être la même chose de son côté. C'est comme si des ailes me poussait dans le dos. Comme si je pouvais voler. C'était encore mieux qu'un chara-nari. Et lorsqu'il recula, lâchant mes lèvres pour me parler, je fut déçu. Je ressentait un vide immense. Mais lorsqu'il finit de parler, un sourire se fit voir sur mon visage et des larmes commencèrent à perler sur le bord de mes yeux brun. C'était mieux que tout ce que j'avais déjà entendu. Ces simples mots étaient bien mieux qu'une déclaration d'amour. C'est comme ça que je le vivait. J'essuya mes yeux avec ma manche. 

- C'est la chose la plus gentille, la plus belle, qu'on m'aie jamais dit... Si mon cœur en a besoin... Est-ce que c'est nécessaire?

Je le regardais, pleine d'espoir qu'il me réponde quelque chose de positif. Que je puisse encore sentir ses bras me serrer contre lui et ses lèvres parcourir les miennes. Je saisis une de ses mains, y enlaçant mes doigts. Il était peut-être un peu trop tôt pour dire "je t'aime", mais donner de l'affection n'est jamais de trop. Je ne le savais que trop bien. 

- Tu sais, je n'ai jamais encore ressentit ça avant... Ou bien oui, peut-être une fois...

Mon regard se fit plus sombre. De mauvais souvenir me revint en tête. Oui, cette fois ou je m'était fait rejeter devant tout le monde au collège. J'aimais ce garçon plus que tout au monde et il m'a ridiculiser devant tout les autres. M'humiliant en me disant trop petite. Qu'il ne sortirai jamais avec une fille qui ne faisait même pas la taille de sa sœur de 8 ans. J'ai été trop secouer pour seulement penser lui péter sa gueule de con. Et donc je ne l'ai pas fait, allant seulement pleurer dans les toilettes tout cette ridicule peine qui me prenait d'assaut. Lorsque j'y repense aujourd'hui, je crois que ce n'est pas vraiment le fait d'avoir été jeter qui m'as fait cette peine, mais plutôt le fait de m'etre fait rabaisser par la personne que j'aimais. Ça dois être ça, oui. Aussi, je me suis promis ne plus jamais aimer, mais avec quelqu'un comme Keihai, impossible de résister a mon cœur. 

-... mais tu es mieux que la première fois. Grâce a ce que tu viens de me dire, je sais que tu ne me brisera pas en miette, toi.

Comme j'étais pathétique. sortir ça comme ça. Comment allait-il réagir? J'appréhendais sa réaction. J'essayais en fait, je n'avais aucune idée de comment il allait prendre ce ridicule petit commentaire. Ayant peur de sa réponse, je l'embrassa une nouvelle fois, espérant qu'il oublierait ce stupide blabla bien digne de moi. 

Je descendis de la rampe de métal en sauta par terre, me retrouva face a son torse, de très près. Je ne pus m'empêcher de me coller encore contre lui, prenant sa chemise de mes poings. Il avait une si bonne odeur. Ça m'enivrait, me faisait perdre les sens. 

- Tu sens bon...

Dis-je en rougissant contre son corps. 

[HRP: Oooooookay! C'est nul comme réponse, je suis désolée Keihai! ><  j'avais pas trop d'inspiration alors j'ai fait avec ce qui venait. Si tu n'est pas satisfait, je peux toujours recommencer.]
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